Le fort «dit Vauban» (car Vauban n’est jamais venu à Alès), a été construit sur la butte de la Roque, en surplomb de la ville.
Le Fort en quelques dates...
A l'époque gallo-romaine il y aurait eu, sur la butte de la Roque, une vigie (poste d’observation).
Moyen Age
Au 10e siècle, un château-fort est édifié sur le site : la "tour Peletine" (du nom du seigneur d’Alès, Raymond dit «!Pelet!», qui s’est distingué durant la 1ère Croisade).
Puis, au 12e siècle, deux châteaux y sont construits : celui des Pelet d'Alès (qui étaient barons) et celui des Bernard d'Anduze (comtes), dont l'un a épousé une fille Pelet.
Au 13e siècle, le Roi de France récupère le château des seigneurs d’Anduze, dépossédés de leurs biens suite à leur prise de position en faveur du comte de Toulouse lors de la Croisade des Albigeois.
Au Nord, le château des Pelet est conservé (il en reste encore aujourd’hui une poterne, dans le jardin surplombant la rue de la Roque).
Au 14e siècle, le château des Bernard est partiellement reconstruit.
16e-17e siècles
Au 16e siècle, les châteaux sont ruinés lors des guerres de religion. La branche mâle des Pelet s'éteint et la seigneurie est récupérée par la famille de Cambis.
Dans les années 1630, les deux châteaux sont détruits, sauf la tour Sainte Anne (qui appartenait au château des comtes d'Anduze) : elle sera démolie un peu plus tard.
En 1685, suite à la Révocation de l’Edit de Nantes, l'intendant du Languedoc promulgue une ordonnance décidant de la construction d’un fort à Alès (ainsi qu’à Nîmes et à Saint Hippolyte du Fort).
En 1688, le fort est construit d’après les plans des ingénieurs de Vauban, d’où le nom de « Fort Vauban ».
Il intègre une partie du château des barons.
Ce fort a pour objectifs de renforcer le prestige royal de Louis XIV, d’assurer la sécurité de la garnison royale qui s'y est installée et de servir de prison pour les Protestants.
18e siècle
En 1702-1704, durant la guerre des Camisards de nombreux Protestants sont emprisonnés au fort, souvent sur dénonciation.
19e siècle
Une ordonnance impériale promulguée en 1805 supprime le fort Vauban d’Alès de la liste des postes militaires.
En 1813, une partie des bâtiments du fort est acquise par la ville. L'aile Nord dévient prison d'Etat.
20e siècle
Durant la Première Guerre Mondiale, une garnison s'installe au fort.
Durant la Deuxième Guerre Mondiale, les Allemands occupent le premier étage du Fort .
De nombreux Résistants y sont emprisonnés.
En 1990, le fort cesse d'être une prison.
Depuis cette date, mis à part l’aile sud, en partie occupée par le dépôt de fouilles archéologique et, depuis peu, le
bâtiment qui ferme le U du fort, les locaux ne sont pas utilisés et restent fermés au public...
Mise à jour le Friday 07 October 2011