Les actions Agenda 21
Les actions Agenda 21
L’Agenda 21 est organisé autour de 3 grandes orientations, qui se déclinent en 21 engagements, desquels découlent 66 actions de terrain.
 

L’ensemble de ces orientations, engagements et actions sont le résultat de la concertation qui s’est déroulée sur le territoire pour l’élaboration de ce document.
Voici quelques exemples des actions qui ont déjà été réalisées ou en cours de réalisation par Alès Agglomération.

Déchets

Usine de tri-compostage (voir la vidéo)

Usine de tri-compostage

L'usine de tri mécano-biologique construite sur la commune de Salindres est une usine de traitement des ordures ménagères pour les 53 communes de 6 Communautés du Haut Gard réunies au sein du SMIRITOM. La mission principale de l’unité de Salindres est de valoriser au mieux les déchets par la combinaison d’une succession de procédés mécaniques et biologiques.

L’usine représente ainsi une solution de pré-traitement qui réduit considérablement la part des déchets ménagers à enfouir ou à incinérer. Sur les 43 000 tonnes qui sont reçues, 35 % sont valorisés sous forme de compost ou de matières recyclables. 20 % sont par ailleurs évaporés dans processus de fermentation lié à la fabrication du compost.

L'occasion de rappeler que le tri mécano-biologique entre dans les objectifs de valorisation annoncés par le Grenelle de l'environnement puisqu'il permet de récupérer les matières recyclables (métaux, plastiques, cartons, ...) et de valoriser la matière organique (compost).

Ce système devrait permettre des économies conséquentes, le coût de traitement d'une tonne d'ordures ménagères passant d' environ 97,29 € contre 138,64 € actuellement.

Eau
  • Chasse aux fuites d'eau
    La chasse aux fuites d'eau
    Le syndicat d’adduction d’eau potable de l’Avène s’est lancé dans une chasse au gaspillage.

    Ce syndicat assure la production d’eau potable pour 82 000 habitants et en assure la distribution dans une vingtaine de communes autour d’Alès.

    Il investit un million d’euros par an dans des travaux de rénovation des conduites, ce qui a permis au rendement du réseau du Syndicat de l’Avène de passer de 37.7% en 2003 à 59.3% en 2007 et de prélever 5.3 millions de m³ d’eau en moins à la source depuis 2003.

    Sur la Ville d'Alès, la RéAL estime que le volume d'eau entrant sur la commune est passé de 7 203 332 m3 en 2003 à 4 236 090 m3 en 2010, soit une réduction de la consommation d'eau sur le territoire de 2 967 242 m3 en 7 ans.
Mobilité
  • Un pédibus pour aller à la cantine
    Deux écoles du centre ville d'Alès (Mistral et Pasteur) ont remplacé les trajets école-cantine, jusque là effectués en bus, par des déplacements piétons encadrés par des animateurs. Les déplacements sont sécurisés par le port de gilets jaunes.
Qualité de l'air
Chasse aux fuites d'eau
  • En 2007, en partenariat avec Air Languedoc-Roussillon, l'Agglo a lancé pour cinq ans une étude de la qualité de son air.

    45 capteurs ont été placés sur 6 communes de l’agglomération et une station de mesure de l’ozone a été installée à Saint-Privat-des-Vieux, avec des résultats consultables quotidiennement sur le portail Alès Cévennes et de Midi Libre.

    Si la quantité de dioxyde d’azote et de benzène est partout conforme aux normes européennes, la situation est plus sensible à deux endroits : la Pyramide de Saint-Christol et l’avenue Carnot d’Alès. Globalement, ce suivi permet de maintenir une vigilance et d’enregistrer des données nécessaires aux futures décisions d’aménagement du territoire.
Alimentation bio
Repas Bio
  • Un repas bio par semaine dans les cantines de l’agglomération
    Un repas bio par semaine est proposé dans les écoles maternelles et primaires d’Alès, de Saint-Jean-du-Pin, de Saint-Christol-lez-Alès et de Salindres, mais également dans les crèches de Saint-Hilaire-de-Brethmas, de Saint-Jean-du-Gard, de Saint-Martin-de-Valgalgues et une crèche d'Alès.

    Depuis 2008, Alès a pris les devants en proposant un repas bio par semaine dans les écoles publiques. Une initiative déjà suivie par les crèches de Saint-Hilaire-de-Brethmas, Saint-Jean-du-Gard, Saint-Martin-de-Valgalgues et par d'autres communes alentour, Saint-Jean-du-Pin, Saint-Christol-lez-Alès et Salindres. Les objectifs du Grenelle de l'environnement imposent 20 % de bio dans la restauration publique scolaire.
  • Étude sur l'introduction du bio dans les cantines du Pays Cévennes
    Une enquête pilotée par la Direction Développement durable d'Alès Agglomération a été lancée au mois d'octobre 2009 sur le Pays Cévennes afin de mieux comprendre les pratiques et les attentes en matière de restauration bio. On découvre ainsi que 68 % des mairies du Pays Cévennes ayant répondu au questionnaire proposent déjà du bio dans leurs écoles maternelles et primaires : 39 % une fois par semaine, 9 % deux fois par semaine, 9 % tous les jours, 14 % tous les mois et 35 % ponctuellement à travers des actions de découverte de produits ou plats spécifiques.

    Un tiers des cantines sont autogérées, deux tiers font appel à un prestataire qui livre les repas tous les jours.

    En dehors de la demande exprimée par le public et les élus, les motivations poussant à faire le choix du bio sont les suivantes : le souci de la qualité de l'alimentation (35 %), mais aussi le respect de l'environnement (1 réponse sur 5). En contrepartie, plus du tiers des établissements publics qui ne proposent pas de bio à la cantine citent comme obstacle « les difficultés d'approvisionnement » , le reste se plaignant du « surcoût occasionné ».

    L'enquête fait donc ressortir les arguments favorables à la logique du développement durable favorisant les produits locaux à des prix raisonnables sur la base d'un cahier des charges de qualité. Il s'agit en effet de favoriser progressivement la valorisation d'une filière courte d'approvisionnement en produits bio comme un atout supplémentaire pour l'économie locale.
  • L'utilisation de produits locaux dans la restauration collective
    La Communauté d'agglomération étudie actuellement la possibilité de créer une cuisine centrale labellisée bio qui permettrait la confection des repas pour les établissements publics (écoles, crèches, maisons de retraites, établissements de santé, ...) du territoire. Cet établissement pourrait se fournir en fruits et légumes locaux par l'intermédiaire de conventions passées avec les producteurs.
Éco-administration
Passeport éco-administration
  • Passeport éco-administration
    Une administration éco-responsable s'engage à limiter ses impacts sur l’environnement : émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements, consommations d’énergie (électricité, chauffage), déchets, envoi d’eau usée dans le réseau, etc.

    Un passeport de l'éco-administration ainsi qu'une charte ont été distribués aux agents d'Alès et de l'Agglo.

    Au-delà du document papier, il s’agit d’une véritable démarche participative pour sensibiliser le plus grand nombre d’agents aux enjeux du développement durable et les transformer ensuite en ambassadeurs auprès de leur entourage.

    Les cinq rubriques du passeport : les achats éco-responsables, le tri des déchets, la maîtrise des énergies, l’économie d’eau, l’amélioration des déplacements.

Cliquez ici pour télécharger :
Le passeport éco-administration

Énergies renouvelables
Photovoltaïque
  • Photovoltaïque
    Les 7 000 m2 de toiture du Pôle Mécanique ont été équipés en 2011 de panneaux photovoltaïque. Pour une puissance de 960 KWc, soit l'équivalent de la consommation de 200 foyers par an, la production d'électricité de cette centrale permet d'économiser 1000 t de CO2 chaque année.

    Les cinq toitures des bâtiments du Pôle Mécanique ont été aménagées sur une surface de 6 963m², ce qui représente 5 500 panneaux solaires.

    Ferme photovoltaïque : situé sur la commune de Saint-Martin-de-Valgalgues, le terrain inconstructible de Lacoste-Lavabreille sera équipé de 73 350 panneaux solaires sur 30 hectares. La production annuelle s’élèvera à environ 8 MW, soit l'équivalent de la consommation électrique de 1 560 foyers sur une année. Cette centrale, qui a vu son permis de construire accordé en août 2014, constituera la plus grande installation solaire du Languedoc-Roussillon dotée de panneaux photovoltaïques équipés de la technologie « tracker », c'est à dire, que ces derniers pivotent sur eux-mêmes afin de suivre le rayonnement du soleil du matin au soir.

    Durant l'été 2013, les alésiens ont pu suivre les travaux de création d'une structure couverte sur 2 courts de tennis à la Prairie. Ces toitures sont équipées de 680 m² de panneaux photovoltaïques pour une puissance de 100 KWc, l'équivalent de la consommation annuelle de 20 foyers, permettant ainsi d'économiser 104 t de CO2. Ces courts couverts répondant aux normes de la Fédération Française de Tennis peuvent désormais accueillir des matchs nationaux.

    Ces centrales permettront à la collectivité de percevoir 500 000 € par an en redevance locative et en taxe professionnelle. Cette opération n'engendre aucun frais de la part de la collectivité propriétaire qui ne fait que louer ses biens à des entreprises privées. Ces dernières ont en charge l'installation, l'entretien et le recyclage des panneaux solaires.
  • Filière bois-énergie
    Créée en 2006 et structurée par le Plan d’Excellence Rurale du Pays Cévennes, la filière bois-énergie permet, en conformité avec la charte forestière du Pays Cévennes, de chauffer le centre hospitalier Alès-Cévennes, le lycée Jacques Prévert, ainsi que 2 500 logements du centre-ville d’Alès grâce à une chaufferie de Tamaris.

    Cette filière permettra, à partir de cinq plates-formes de stockage de bois, d’exploiter et de valoriser les 16 millions de m³ de la forêt cévenole. La filière bois pourra rapidement fournir 10 000 tonnes de plaquettes forestières par an, ce qui représentera une importante source de développement économique pour les vallées cévenoles.
Urbanisme durable
  • Approche Environnementale de l' Urbanisme (AEU®)
    La prise en compte de l'environnement dans le Plan Local de l'Urbanisme (PLU) d'Alès est favorisée par la mise en place d'une AEU® permettant d'intégrer des préconisations environnementales et énergétiques au-delà des aspects strictement réglementaires. L'AEU, démarche labellisée par l'ADEME, permet la réalisation d'un état des lieux environnemental de la commune et la traduction des enjeux dans le règlement du PLU. Cette démarche permet à la Ville de préparer la future réalisation de l'éco-quartier de la gare d’Alès et d'autres projets d'urbanisme durable.
  • Hôpital HQE (haute qualité environnementale)
    Hôpital HQE
    L'hôpital Alès-Cévennes accueille 274 lits et abrite les services d'hospitalisation et de consultation, ainsi qu'un plateau technique regroupant notamment urgences, réanimation, bloc opératoire, stérilisation et radiothérapie.

    L'inauguration a eu lieu en septembre 2010, en présence de Xavier Bertrand, alors Ministre de la Santé.

    Le profil environnemental de l'hôpital a été réalisé en prenant en compte les contraintes particulières liées au milieu hospitalier (énergie, déchets d'activités, qualité de l'air, ...). Quatre cibles supplémentaires ont également été ajoutées : qualité; convivialité; intimité; bien-être et respect de la personne; pédagogie et évolutivité.

    Dans sa construction, cet hôpital fait appel à des matériaux respectueux de l'environnement. Il est chauffé par une chaudière à bois, dispose de panneaux photovoltaïques qui l'alimentent en électricité ou encore de panneaux solaires destinés à chauffer l'eau.

    Une chaudière à bois y produit 80 % de l’énergie pour chauffer les locaux et produire l’eau chaude sanitaire. L'hôpital est équipé de 60 m² de panneaux solaires photovoltaïques en façade et 47m² de panneaux solaires thermique. L'ensemble du site est concerné : l'hôpital, la psychiatrie, la blanchisserie, la cuisine centrale, la maison de retraite, l’école d’infirmières et l’internat des médecins.

    Choix architectural étudié, isolations hautement calorifugées, plafonds rayonnants, chaudière bois, éclairage commandé automatiquement par des capteurs de présence humaine, économie et recyclage de l'eau, etc
  • Mur anti-bruit
    Mur anti-bruit
    Un mur anti-bruit de 380 mètres de longueur, protège désormais les riverains du quartier des Mas Cévenols à Alès (76 pavillons). Une réalisation “végétale”, à base de bouteilles recyclées. En tout, il en a fallu 5 millions pour terminer l'ouvrage.
  • Le test d'un bio-revêtement sur les trottoirs du centre ville d'Alès
    En 2007, un nouveau bitume a été utilisé sur une partie des trottoirs du boulevard Louis Blanc. Celui-ci est conçu sans dérivé de pétrole avec une résine issue de la transformation des produits végétaux. Il a également la particularité de capter le dioxyde d’azote.
  • Éclairage public
    Une modernisation du réseau d’éclairage public, en partenariat avec la société AMEC SPIE (530 interventions de rénovation ou de remplacement effectuées), a permis à la Ville d’économiser 4,17 millions de kwh (estimation de la DRIRE). En 2008, la collectivité a passé une convention d’économie d’énergie avec Engie afin de vendre ou d'échanger ses économies d’énergie. Les vétustes lanternes à mercure sont remplacées par des lampes à sodium qui éclairent mieux en consommant moins d’énergie. Une horloge astronomique diminue de 4 100 heures le temps d’allumage annuel. Cela permet à la Ville d’Alès d’économiser 20 % d’énergie sur son éclairage public, soit 60 000 euros par an.
  • Projet d'éco-quartier de la gare d'Alès
    Projet d'éco-quartier de la gare d'Alès
    L'éco-quartier a des objectifs ambitieux de revalorisation du secteur de la gare et du centre-ville pour qu’il devienne le véritable cœur d’agglomération. Ce futur quartier dense et durable aura vocation de relier le centre-ville aux quartiers limitrophes pavillonnaire d'Alès. Le projet repose également sur le développement des trains entre Nîmes et Alès et la future mutation de la ligne en tram-train. La création d'un pôle d'échange multimodal sur le site de l'éco-quartier a ainsi été intégré au projet pour relier les transports en commun urbains et péri-urbains et les modes de déplacements doux.

    Ce futur quartier ambitionne de créer des logements plus adaptés aux nouvelles envies d'habiter, alternative aux lotissements pavillonnaires.

    Le site s'étend sur 20 hectares, sachant que le cœur du projet se limite dans une première phase à 4 hectares.

    Le programme préalable prévoit la construction de 400 logements, un pôle d'échange multimodal, une maison du développement durable, un gymnase, un hôtel et une crèche.

    L'éco-quartier a été choisi comme site d'étude du concours Europan, concours européen de jeunes architectes. Trois projets ont été sélectionnés. Il s'agit de trois visions d'aménagement restant à développer. La Ville, après une étude plus approfondie de chaque dossier, choisira un finaliste.

 
Document(s)
Rapport développement durable (2,40 Mo)
Passeport pour une administration éco-responsable (1,49 Mo)