Les services de secours prennent de la hauteur
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    Au décollage, le drone s’éloigne du sol à un rythme époustouflant.
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    Pour diriger cet engin à distance, le pilote peut s’appuyer sur un écran de contrôle.
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    Un outil qui a été présenté au sous-préfet d’Alès par Thierry Velu du GSCF. Phot A.L.
 
Les services de secours prennent de la hauteur
Une convention a été signée à Alès pour utiliser le drone sur des zones d’accidents ou de catastrophes.
 

C’est à la faveur d’une convention signée entre l’Union départementale des Sapeurs Pompiers du Gard et l’association GSCF (Groupe de Secours Catastrophe Français) installée dans le département du Nord, que les services d’urgences alésiens ont pu assister à une démonstration d’utilisation de drone. Ces petits engins volants, pilotables à distance, sont devenus des outils à l’usage multiple. Tels de véritables “couteaux suisses”, ils permettent très rapidement de survoler une zone et d’obtenir des informations utiles au moment de prendre des décisions.

Le GSCF, créé en 1999, s’est illustré sur nombre de zones de catastrophe, à l’étranger notamment, au Népalais, mais aussi en France sur la commune d’Étretat, dans la Manche, qui est régulièrement en proie à des inondations.

Vingt-cinq minutes d’autonomie en vol

Thiery Velu, responsable du GSCF, a procédé à la démonstration en plein vol des capacités de cette petite machine bougrement agile, sous l’œil très intéressé du sous-préfet d’Alès Olivier Delcayrou, du commandant du corps des sapeurs-pompiers d’Alès, le lieutenant-colonel Thierry Marc, mais aussi du président de l’union départementale des sapeurs-pompiers, le lieutenant Alex Piette, et du directeur adjoint du cabinet du maire d’Alès, Marian Mirabello.

Le drone s’élève dans les airs à une vitesse époustouflante. Il est capable de rester en vol stationnaire, de suivre les directives de son pilote ou de parcourir un circuit programmé à l’avance. Son autonomie de vol est de vingt-cinq minutes. En revanche, son action est inhibée en cas de vent violent, de pluie et à la tombée de la nuit.

Utile pour la recherche de personnes disparues

Pour les sapeurs-pompiers, cet outil peut s’avérer intéressant, notamment lorsqu’il est équipé d’une caméra thermique pour la recherche de personnes disparues ou pour la détection de feux persistants après un incendie.

Pour les forces de l’ordre, le drone peut « répondre à des missions dans le cadre de crises graves » a admis le sous-préfet d’Alès. Celui-ci y a cependant surtout vu un soutien intéressant pour les différentes missions des sapeurs-pompiers, « notamment pour le secours à personne ».

C’est Alès qui a été choisie par le GSCF pour être dépositaire de l’engin qui devrait être mis à disposition du Gard. Mais auparavant, il faudra former des pilotes au maniement sensible de ces mini-aéronefs et à la réglementation aérienne.

En outre, la convention prévoit de mettre à disposition des pompiers gardois du matériel de secours supplémentaire pour intervenir lors d’inondations comme on peut en connaître en Cévennes.

 
mardi 05 septembre 2017
 
 
 
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